Grandir avec la vie, malgré les épreuves
- Laurence Paganucci
- il y a 2 jours
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Plus on avance dans la vie, plus les épreuves se présentent. C’est une réalité que je rencontre chaque jour dans mon métier de thérapeute et d’animatrice de stages bien-être et de gestion du stress. Et croyez moi, personne n’est épargné. Absolument personne.
Les histoires sont différentes, les formes changent, mais la traversée est universelle.
Derrière les sourires, les réussites apparentes, les silences aussi, il y a toujours une vie en mouvement, cabossée, et toujours courageuse.
Il y a ce que j’observe…et ce que je vis.
J’ai moi aussi mes épreuves.Les abus.Les ruptures.Les deuils. La maladie.
Les doutes, les peurs, les moments de faiblesse. La colère parfois, les résistances, les rancunes aussi…
Je ne suis pas plus forte qu’une autre. Je ne suis pas plus épargnée qu’une autre.
Je suis humaine.
Tu es humain.
Il, elle est humain·e.
Nous sommes.
La vie est incroyablement puissante.
Elle continue de battre, de pulser, de proposer.Elle murmure parfois très doucement, mais elle appelle sans cesse à être vécue.
J’ai appris — et j’apprends encore — que se laisser émerveiller, émouvoir, toucher par les choses les plus simples redonne une profondeur immense à l’existence.
Un regard.
Un sourire.
Une lumière particulière.
Un arbre déployé.
Le chant d’un oiseau.
Un moment de présence vraie.
Ces instants-là ne suppriment pas les difficultés, mais ils les traversent autrement.Ils rappellent que la vie ne se résume pas à ce qui fait mal.
Personne ne connait la vie des autres
Parfois, j’entends :« C’est facile de dire ça quand tout va bien », « Certains ont une vie plus simple. »
Avec douceur, j’aimerais dire ceci : personne ne connaît vraiment la vie des autres.
Ni ce qu’ils ont traversé. Ni ce qu’ils portent encore en silence.
Comparer les douleurs n’apaise pas. Dire « il y a pire » ou « il y a mieux » ne soulage pas davantage.
Il y a simplement nous, avec notre histoire, nos épreuves, et ce que la vie nous invite à comprendre, à traverser, à transformer.
Quand on commence à regarder les autres comme des êtres en chemin, tout comme nous, quelque chose s’ouvre. On devient plus indulgent. Plus présent. Moins enfermé dans la posture de victime. Moins dur envers soi et envers les autres.
Les choix intérieurs changent la manière de vivre

Sans vouloir donner de leçon, sans chercher à montrer quoi que ce soit, je voudrais partager un constat :
Quand le choix se porte sur l’amour — ou sur la foi, peu importe le nom qu’on lui donne, peu importe en quoi l’on croit — alors les peurs perdent un peu de leur pouvoir.
Les regards s’adoucissent. Les sourires deviennent plus vrais. Les cœurs osent s’ouvrir et rayonner.
L’envie de profiter de ce qui est là, dans sa simplicité essentielle, prend le pas.
On se détache peu à peu de ce que l’on possède, de ce que l’on croit devoir avoir ou être, de cette course permanente à
l’accumulation. Black Friday, performance, comparaison…tout cela perd de sa saveur. On commence à capitaliser sur l’Être. Sur le faire juste. Sur ce que l’on peut créer, partager, offrir.
On cesse peu à peu de culpabiliser. De se juger. De se raconter que l’on devrait être autrement.
La vie n’attend pas que nous soyons parfaits. Elle nous invite à être(s)… vivant(s).
Et si, au fond, le courage n’était pas de tout surmonter, mais simplement de continuer à aimer, à croire, à s’émerveiller…même quand c’est fragile.
Petit atelier : se reconnecter à la vie
Installez-vous confortablement, assis·e ou debout. Sentez vos pieds en contact avec le sol, votre corps soutenu par la gravité, l’appui rassurant et enracinant.
Fermez les yeux et portez votre attention sur votre respiration. Sentez l’air entrer et sortir, sentez votre corps respirant, tout vivant, ce fil invisible de la respiration qui relie votre corps au monde.
Accueillez vos sensations et émotions, sans chercher à les changer. Observez simplement ce qui est présent.
Ouvrez doucement les yeux. Regardez autour de vous avec une nouvelle sensibilité : une lumière, un détail, un mouvement… laissez-vous toucher par ce que vous voyez.
Quelques instants suffisent pour ressentir la vie circuler en vous et regarder le monde différemment.
Accompagner, n’est pas de guider vers un idéal, mais de soutenir, chacun, dans sa manière unique de traverser la vie. »



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