Quand une étape de vie bouleverse nos repères
Il y a des moments dans une vie où quelque chose bascule.
Une séparation, un deuil, une maladie, un changement professionnel, un départ, l’arrivée d’un enfant, un déménagement, un épuisement, une transformation du corps…
Nos habitudes, nos certitudes, notre manière de nous définir, de nous projeter, d’habiter notre corps ou d’entrer en relation avec les autres peuvent soudainement être bousculées.
Notre corps peut changer, notre énergie diminuer, nos envies se mettre en sourdine. Nos relations peuvent évoluer, certaines habitudes ne plus être possibles, notre manière de travailler ou de nous projeter devoir être réinventée.
NOS REPERES VACILLENT

Nos repères peuvent être affectifs, familiaux, professionnels, sociaux, corporels, matériels, mais aussi intérieurs.
Ils ne sont pas seulement ce qui organise notre quotidien. Ils participent à cette sensation, parfois difficile à définir, de « savoir où j'en suis », de savoir qui je suis, où je vais, sur quoi, et sur qui je peux m'appuyer.
Quand une épreuve survient, il ne s'agit donc pas seulement de traverser un événement. C'est parfois tout un système de repères qui doit être rebâti, différemment, sur de nouvelles architectures.
Réapprendre à habiter un corps qui a changé. Renouer avec ses sensations lorsqu'elles ont débordé, lorsqu'elles se sont éloignées, ou que nous avons cessé de les écouter. Retrouver un rythme, des habitudes, une façon de se projeter.
Et parfois, avant même de savoir où l'on va, retrouver suffisamment d'ancrage pour simplement pouvoir se poser à nouveau la question : de quoi ai-je besoin ou envie aujourd'hui ?
LE RAPPORT A SOI PEUT DEVENIR PLUS FRAGILE
Lorsque nos repères sont bouleversés, notre regard sur nous-même peut changer.

Nous pouvons perdre confiance, douter, nous comparer, nous demander pourquoi nous n'arrivons plus à faire « comme avant ».
Le corps peut devenir un territoire différent : un corps fatigué, douloureux, transformé, marqué par la maladie, un accident, une grossesse, le temps…
Et lorsque notre propre regard sur nous devient incertain, le regard des autres peut prendre beaucoup de place. Est-ce que cela se voit ? Est-ce qu'on me regarde différemment ? Est-ce que je suis encore capable, désirable, intéressante, légitime ?
Nous pouvons devenir plus sensibles aux paroles, aux silences, aux regards. Et parfois même, prêter aux autres un jugement qui vient surtout de celui que nous portons désormais sur nous-même.
NE PAS NIER. NE PAS ENTRER EN GUERRE.
Face à ce qui nous arrive, nous pouvons vouloir aller vite : faire comme si, mettre en place des techniques de « positif » à tout prix, chercher immédiatement à tourner la page.
Ou, à l'inverse, entrer en guerre contre notre corps, nos émotions, ce qui a changé, contre nous-même ou contre la vie telle qu'elle est devenue.
Entre nier, lutter et se résigner, il existe un autre chemin
Regarder ce qui est là, sans le grossir, sans le minimiser.

Reconnaître qu'une étape est difficile ne signifie pas s'y enfermer. Accepter que quelque chose ait changé ne signifie pas abandonner. Et ne pas être fataliste ne signifie
pas non plus devoir tout contrôler.
Il s'agit peut-être simplement de faire une place à ce qui est vécu. Parce que la vie, ce sont aussi des épreuves. Et c'est en leur donnant une place que nous pouvons peu à peu commencer à nous réajuster.
Avancer, c'est alors accepter que les choses ne redeviennent peut-être pas comme avant. Et cela ne veut pas dire moins bien. Cela veut dire différent. Avec, parfois, de nouvelles possibilités, de nouvelles rencontres, de nouvelles envies, de belles surprises aussi.
CONSTRUIRE DE NOUVEAUX REPERES
Après une grande étape de vie, retrouver ses repères ne signifie pas forcément retrouver ceux d'avant. Je dirais même : c'est souvent en trouver de nouveaux.
Parce que nous avons changé. Et ce qui était juste pour nous hier n'est peut-être plus ce dont nous avons besoin aujourd'hui.

Alors, peu à peu, il peut s'agir de reconstruire. Retrouver un rythme. Reprendre confiance dans ses capacités. Réapprendre à habiter son corps. Remettre du mouvement et du souffle dans son quotidien. Retrouver du lien avec les autres… et avec soi-même.
Cela demande du temps. Et là aussi, à chacun son rythme. Le temps de souffler. Le temps de se retrouver. Le temps de laisser émerger ce qui a encore du sens.
REVENIR A CE QUI EST LA, VIVANT
Dans les périodes où beaucoup de choses ont été bouleversées, nous pouvons tellement regarder ce qui n'est plus là que nous ne voyons plus ce qui est encore vivant.
Et pourtant, quelque chose demeure.
Une envie, même petite. Une sensation, une relation, un plaisir simple, une curiosité… Une part de nous qui, malgré tout, peut encore dire : « Je suis encore là. »
C'est par là que les nouveaux repères commencent. Pas en cherchant immédiatement où aller, mais en revenant à ce qui nous remet doucement en contact avec la vie.

Cultiver ce qui est vivant en soi. Puis, à partir de là, construire une nouvelle architecture. Pas celle d'avant. La nôtre, aujourd'hui.
Une épreuve peut nous changer, nous modifier, nous rendre plus sensibles, plus prudents, plus lucides. Elle peut laisser une trace, mais elle ne définit pas toute notre histoire.
Nous évoluons. Nous sommes en chemin.
Retrouver ses repères, finalement, ce n'est pas retrouver exactement ceux que l'on avait. C'est apprendre, doucement, à habiter ceux qui sont en train de naître et à nous faire renaître à nous-mêmes.
Et c’est là que je peux vous accompagner
Dans mon parcours professionnel comme dans mon parcours de vie, j’ai rencontré, moi aussi, ces moments où les repères se déplacent, où il faut prendre le temps de comprendre ce qui a changé et de retrouver, peu à peu, une nouvelle façon d’avancer.
Mon expérience de sophrologue m’a appris combien il est précieux, dans ces périodes, de pouvoir être accueilli sans jugement, avec ce que l’on est, ici et maintenant. Écouter ce que le corps raconte, retrouver ses sensations, remettre un peu de mouvement là où tout semble figé, reprendre confiance en ses ressources… parfois simplement retrouver un espace pour souffler et se déposer.
Je crois profondément qu’il n’existe pas de manière unique de traverser une étape de vie.
Chacun avance avec son histoire, son rythme, ses fragilités et ses ressources. Mon rôle est d’offrir un espace d’écoute et d’accompagnement, pour vous aider à retrouver progressivement vos propres points d’appui et à laisser émerger les nouveaux repères dont vous avez besoin aujourd’hui.
Parce qu’au-delà de ce qui a été bouleversé, il y a toujours une part de vous qui est là. Et c’est peut-être à partir d’elle que, doucement, quelque chose de nouveau peut prendre forme.


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