Et si la vraie force n’était pas de rebondir… mais d’accepter la vie telle qu’elle est ? 🌈
- Laurence Paganucci
- il y a 5 jours
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Aujourd’hui, le mot résilience est partout. On l’emploie pour parler de cette capacité à rebondir après un événement difficile, une épreuve, un choc de la vie. 💔.
Dans ce sens, la résilience désigne la faculté humaine de se relever, de continuer à avancer malgré les blessures. Mais le rebond n’est pas toujours évident. Voir culpabilisant si l'on n'y arrive pas, rajoutant comme une charge supplémentaire.
Il demande de l’énergie, de l’élan, parfois même une véritable discipline intérieure. Et cela n’est pas si simple. Certaines injonctions peuvent même sembler aller à contre-sens : dire à quelqu’un de triste, ou se dire, de sourire parce que « le sourire finira par réparer », lui demander ou se dire de « lâcher prise » alors qu’on ne sait pas toujours très bien ce que cela signifie.
Ce dont j’ai envie de parler aujourd’hui se rapproche du lâcher-prise… mais plus compréhensible.
J’aimerais parler d’acceptation.
Pas la résignation. Pas l’abandon.
Mais une acceptation consciente.
⚖️La vie est faite de hauts et de bas. Accueillir les bas comme on accueille les hauts, c’est probablement cesser d’entrer en conflit avec les événements. C’est arrêter de partir en guerre contre soi-même, contre les autres ou contre ce qui arrive.
C’est regarder les choses telles qu’elles sont.Les voir vraiment.Les reconnaître.
Les accueillir pour ce qu’elles sont — et uniquement pour ce qu’elles sont — sans les enfermer, sans s’enfermer dans le pathos, les lamentations ou la victimisation.
Vous pourriez me dire :« C’est facile à dire quand tout va bien. »
Mais au fond, personne ne connaît vraiment la vie des autres.
Il y a eu les deuils. Les abus. Les séparations.
Et aujourd’hui, la maladie.
Rien d’incurable, du moins dans l’immédiat. Les cinq années à venir devraient être sereines. Peut-être y aura-t-il une récidive, peut-être pas. Peut-être autre chose. Personne ne sait.
Mais l’annonce de cette maladie, arrivée après des périodes relationnelles difficiles et une longue phase de questionnements, s’est inscrite dans un chemin plus profond : un chemin vers soi, vers le vivant, vers ce lien invisible qui nous relie à la vie.
Et ce chemin m’a ouvert très largement à cette idée d’acceptation.
Ce n’est pas une fatalité.
Ce n’est pas non plus se laisser dériver comme un point de nacre au fil de l’eau.
C’est accepter de se laisser porter par un courant chaud et enveloppant : celui de la vie.
La vie qui est là. La vie qui rayonne dans l’instant présent.
Alors on savoure 🍃.
On partage 🤝.
On sourit 🙂.

Parce que malgré tout ce qui se passe — et pour lequel, en tant qu’individu, nous ne pouvons pas tout changer — faire face en laissant rayonner l’amour de la vie est une manière d’être qui y rend hommage, rend étonnamment léger… et parfois profondément heureux. Ce fameux ressenti du bonheur de vivre.
J’en parlais déjà dans un autre article, « Célébrons le power of love » : cette force discrète mais puissante qui circule lorsque l’on choisit de rester relié à la vie, même lorsque celle-ci traverse des zones d’ombre.
Je vous l’assure : je le ressens, je le vis.
Alors pourquoi pas vous ?
Bien sûr, il y a des moments où l’énergie est basse. Des jours où l’on pourrait se forcer à faire, à dire, à être. J’ai essayé. Et cela ne faisait que souligner davantage le malaise du moment.
Puis j’ai compris quelque chose de simple et pourtant essentiel :
une journée avec une énergie basse fait aussi pleinement partie de la vie.
Lorsque l’on prend conscience que nous faisons partie de la vie avec ses ondulations, que nous appartenons à ce grand mouvement avec ses fluctuations, quelque chose se détend.
On accueille.
On accepte le moment.
On le laisse passer comme passent les nuages dans le ciel.
Et si l’on regarde bien, il y a parfois du beau même dans un nuage sombre.Il y a une forme de magie dans un orage. Dans certaines traditions contemplatives, on apprend d’ailleurs à regarder les émotions comme des nuages traversant le ciel de l’esprit : ils apparaissent, ils se transforment… puis ils passent.
Cette perspective rejoint aussi une question que je posais dans un autre article : « La recherche du bonheur… et si nous faisions fausse route ? » Peut-être cherchons-nous parfois à atteindre un état parfait, alors que la vie se déploie justement dans ses contrastes.
Certains philosophes l’avaient déjà pressenti. Les stoïciens rappelaient que la paix intérieure naît souvent lorsque l’on cesse de lutter contre ce qui ne dépend pas de nous, et que l’on concentre plutôt son énergie sur ce que l’on peut réellement transformer : notre regard, nos actes, notre manière d’être au monde.
Car le changement — comme je l’évoquais dans « Le changement, ce super pouvoir se trouve à l’intérieur de nous » — commence toujours dans un espace très intime.
Être dans l’acceptation ne signifie pas se désintéresser de ce qui se passe autour de nous. Au contraire.
Parce que l’acceptation n’est pas un retrait de la vie.
mais une autre manière d’y participer 🌼.
plus douce, plus lucide, mais aussi plus libre 🕊️.
On agit à son échelle :
pour le lien social 🤝,
pour la protection du vivant 🐦🌳,
pour une consommation plus consciente 🍎,
pour la paix que l’on peut créer autour de soi ☮️.
C’est aussi se sentir créateur de l’instant.
Créateur du jour nouveau qui se lève.
Créateur du ton que l’on choisit dans nos relations : avec nos voisins, nos proches, les personnes que nous croisons, les commerçants du quartier.
Créateur de ce que nous allons déposer, construire, semer dans notre journée.
Ce n’est pas donner un sens à sa journée — donner un sens est encore une autre quête, parfois plus exigeante.
C’est plutôt y mettre des couleurs.
Des saveurs.
Et si, certains jours, il n’y a rien à y mettre parce que l’on est fatigué, plus ou moins blessé, plus ou moins fragile… c’est aussi très bien ainsi.
C’est ok, comme qui dirait…
Au fond, l’acceptation nous offre peut-être cela : la possibilité d’être là,
sans pression, sans déguisement, sans parade.
Être.
Juste être……dans ce moment précis où l’on cesse de lutter contre la vie… pour recommencer à la rencontrer 🌸.
Et c’est souvent là, dans cette rencontre simple avec la vie telle qu’elle est, que commence une forme de liberté 🕊️.
J’accompagne des personnes de tout âge, en individuel ou en groupe, qui souhaitent se reconnecter à elles-mêmes, à leurs élans profonds et à leur capacité d’aimer — aimer leur vie, leurs relations, leur chemin.
Mon accompagnement est un espace doux et sécurisant, propice à l’exploration intérieure. Il permet de retrouver confiance en ses ressources, d’habiter pleinement ses émotions, et de marcher au quotidien avec plus de conscience, de justesse et de sérénité.
Il ne s’agit pas de poursuivre un idéal de bonheur, mais d’apprendre à cultiver une présence plus vivante, plus alignée, plus authentique.
Et peut-être, au fil du chemin, de laisser l’amour — sous toutes ses formes — devenir une manière d’être au monde.



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